Désormais habituée des grands rendez-vous internationaux, la skieuse cormaranchoise de 25 ans, membre de l'association bugiste de sport adapté et du ski club de Cormaranche, avait bien préparé ses courses.
« Je suis partie avec détermination. D'autant que les mondiaux de l’an dernier en Pologne avaient été annulés en dernière minute, faute de neige. Cette fois les conditions étaient parfaites et j’avais l'objectif, comme je l’ai fait en 2023 en Autriche, de ramener au moins une médaille et faire plaisir à mon coach Jean-Pierre Traversaz qui me soutient sans faille et à mes parents qui m'accompagnent souvent sur les courses », rappelle la championne.
« Des objectifs dépassés »
Une préparation rendue difficile par le manque de neige, avec des séances le samedi sur les pistes de la Féclaz et de musculation et de course à pied sur le plateau pour préparer au mieux les quatre courses au programme. « J’ai commencé par un individuel en style classique de 5 km où je termine 4e. » Cette médaille en chocolat lui met la rage et l'envie de mieux faire.
« J’ai enchaîné avec un KO sprint, une épreuve d’explosivité de 1,2 km. Je me qualifie pour la finale et je termine à la 3ème place »
Mission accomplie pour la Cormaranchoise qui va disputer le relais, associée à Léa Thi- roux.
À quand les para ski nordique aux JO ?
« Une autre belle satisfaction car nous décrochons la médaille d'argent, derrière l'équipe russe, intouchable, et devant les Japonaises avec un relais en classique et l’autre en skating. »
La cerise sur le gâteau arrivera au bout du suspense, lors de la mass-start de 10 km, avec une nouvelle médaille de bronze qu’elle va cueillir en devançant une Suédoise d’une petite seconde. « J’étais follement heureuse, d’autant que la piste était très difficile et mes objectifs dépassés. Maintenant nous allons faire une belle fête à l’Absa, d’autant que Léa Thiroux a aussi remporté une médaille d’argent au relais mixte », conclut la Cormaranchoise qui rêve de jeux Olympiques.
« Pour cela, il faudrait que le comité international décide d’inscrire le para ski nordique adapté au programme des jeux de 2030. Les demandes sont examinées, mais le dossier n’avance guère », constate Valérie, sa maman.
En attendant, la vice-championne du monde, qui a obtenu son permis de conduire, recherche un travail dans le milieu de la restauration collective, forte du CAP cuisine qu’elle vient de réussir. Et elle reprendra, après 1 mois de relâche, les séances de course à pied et sorties à vélo pour entretenir cette forme qu’elle espère olympique...
